La guérison n’est pas linéaire
Comprendre son cheminement
Introduction
On aimerait parfois que le chemin soit simple.
Traverser une période difficile, commencer à aller mieux, avancer progressivement… puis ne plus jamais revenir en arrière.
Mais dans la réalité, la guérison n’est pas toujours linéaire.
Il peut y avoir des périodes pendant lesquelles on se sent profondément mieux, suivies de moments de doute. Une émotion que l’on pensait avoir dépassée peut refaire surface. Une ancienne blessure peut être réveillée par une situation inattendue. Parfois, on se sent plein d’élan et, quelques semaines plus tard, on ressent à nouveau le besoin de ralentir.
Et dans ces moments-là, une pensée revient souvent :
« Pourtant, je pensais avoir avancé… »
C’est justement là que nous pouvons être très durs envers nous-mêmes.
Nous interprétons parfois le retour d’une émotion ou d’une difficulté comme la preuve que nous sommes revenus au point de départ.
Pourtant, ce n’est pas nécessairement le cas.
Entre la première fois où nous avons traversé cette situation et aujourd’hui, nous avons peut-être appris à mieux nous connaître. Nous avons développé de nouvelles ressources. Notre regard a changé. Et même si une émotion ressemble à celle que nous avons déjà ressentie, notre manière de la traverser peut être complètement différente.
Pour moi, c’est aussi cela, avancer.
Pas forcément ne plus jamais être touché, mais apprendre progressivement à mieux comprendre ce qui se joue en nous, respecter notre rythme et accueillir différemment certaines périodes de notre vie.
Mon regard : Je trouve que nous avons parfois une vision très exigeante du travail sur soi. Dès qu’une émotion revient, nous pensons que nous avons « rechuté » ou que tout le chemin parcouru n’a servi à rien. Pourtant, avancer ne signifie pas devenir imperméable à ce que l’on vit. On peut être à nouveau touché par quelque chose sans être revenu à la personne que l’on était auparavant.
L'essentiel en 5 points
Dernière mise à jour : mai 2026
- La guérison n’est pas toujours une ligne droite. Une période plus difficile n’efface pas nécessairement les progrès réalisés auparavant.
- Certaines émotions peuvent réapparaître à différents moments de notre vie, notamment lorsqu’une situation vient réveiller une expérience, une peur ou une sensibilité particulière.
- Prise de conscience, expression émotionnelle, période de flottement ou intégration peuvent faire partie d’un cheminement personnel, mais il n’existe pas un parcours universel que tout le monde devrait suivre dans le même ordre.
- Dans ma pratique, j’aborde également ces périodes avec une lecture énergétique, notamment autour de l’ancrage, du recentrage et de l’équilibre global de la personne.
- L’objectif n’est pas d’aller mieux le plus rapidement possible. Le travail sur soi demande parfois du temps, de la patience et surtout beaucoup moins de jugement envers soi-même.
Dans cet article :
- Pourquoi dit-on que la guérison n’est pas linéaire ?
- Pourquoi certaines émotions peuvent-elles revenir ?
- Les différentes phases que l’on peut traverser
- Avoir l’impression de revenir en arrière ne signifie pas forcément régresser
- Ma lecture énergétique de ce cheminement
- Quelle place peuvent avoir les soins énergétiques ?
- Hypersensibilité : lorsque tout est ressenti plus intensément
- Comment avancer sans chercher à aller mieux à tout prix ?
- FAQ – Guérison et cheminement personnel
Pourquoi dit-on que la guérison n’est pas linéaire ?
Lorsque l’on commence un travail sur soi, on peut facilement imaginer la progression comme une ligne ascendante :
Je vais mal → je comprends ce qui ne va pas → je travaille dessus → je vais mieux.
Et parfois, certaines choses se passent effectivement ainsi.
Mais notre vie émotionnelle est rarement aussi prévisible.
Nous continuons à vivre de nouvelles expériences, à rencontrer de nouvelles personnes, à traverser des changements et parfois des épreuves. Certaines situations peuvent alors venir réactiver des émotions ou des mécanismes que nous pensions avoir dépassés.
Cela ne signifie pas automatiquement que nous avons régressé.
Prenons un exemple très simple.
Une personne peut avoir beaucoup travaillé sur sa peur du rejet et se sentir aujourd’hui beaucoup plus sûre d’elle dans ses relations. Puis elle traverse une rupture, un conflit ou une situation professionnelle dans laquelle elle se sent mise à l’écart.
Cette ancienne peur peut momentanément refaire surface.
Mais cette fois-ci, peut-être qu’elle la reconnaît.
Peut-être qu’elle comprend plus rapidement pourquoi cette situation la touche autant.
Peut-être même qu’elle réussit à ne pas reproduire exactement les mêmes comportements qu’autrefois.
L’émotion est revenue, mais la personne n’est plus exactement au même endroit.
C’est d’ailleurs une idée qui fait particulièrement écho au travail autour des 5 blessures de l’âme. Certains schémas ou certaines sensibilités peuvent parfois se réactiver selon ce que nous traversons, sans pour autant annuler tout le chemin effectué auparavant.
À retenir : Une période difficile ne permet pas, à elle seule, de mesurer tout le chemin parcouru. Parfois, le progrès se trouve moins dans ce que nous ressentons que dans la manière dont nous réagissons aujourd’hui à ce que nous ressentons.
Pourquoi certaines émotions peuvent-elles revenir ?
Une émotion ne disparaît pas forcément définitivement parce que nous avons réussi à la comprendre une première fois.
Certaines situations peuvent réveiller des souvenirs, des peurs ou des réactions anciennes. Notre état du moment joue également un rôle : lorsque nous sommes fatigués, stressés ou particulièrement sollicités, nous pouvons parfois avoir moins de ressources disponibles pour prendre du recul.
Il peut aussi arriver qu’avec le temps, nous portions simplement un regard différent sur une même expérience.
Quelque chose que nous étions incapables de questionner il y a cinq ans peut prendre un autre sens aujourd’hui.
C’est pour cette raison que je préfère éviter une phrase que l’on retrouve beaucoup dans le développement personnel :
« Si ça revient, c’est qu’une couche plus profonde est en train de se libérer. »
C’est une interprétation possible dans certaines approches, mais nous ne pouvons pas savoir systématiquement pourquoi une émotion réapparaît.
En revanche, nous pouvons nous demander :
Pourquoi est-ce que cela me touche aujourd’hui ? Qu’est-ce que cette situation vient réveiller en moi ? Est-ce que je réagis exactement comme autrefois ou est-ce que quelque chose a déjà changé ?
Cette manière d’observer ce que nous traversons permet parfois de sortir du jugement pour entrer davantage dans la compréhension de soi.
Chez les personnes particulièrement sensibles, ces mouvements émotionnels peuvent également être ressentis avec beaucoup d’intensité. J’aborde justement cette question plus en profondeur dans mon article consacré à l’hypersensibilité et aux soins énergétiques.
Les différentes phases que l’on peut traverser
Il n’existe pas un parcours de guérison identique pour tout le monde.
Cependant, au cours d’un cheminement personnel, certaines périodes peuvent revenir. Elles ne se présentent pas forcément dans cet ordre et peuvent parfois se chevaucher, revenir ou ne pas être vécues du tout.
Je préfère donc parler de phases possibles plutôt que d’étapes obligatoires.
1. La prise de conscience
C’est parfois le point de départ.
Quelque chose devient plus clair.
On réalise qu’une situation ne nous convient plus, qu’un comportement se répète, qu’une émotion prend trop de place ou simplement que nous ne pouvons plus continuer exactement comme avant.
Cette prise de conscience peut être libératrice… mais elle peut aussi être inconfortable.
Comprendre quelque chose ne signifie pas immédiatement savoir quoi en faire.
Parfois, nous voyons très clairement ce qui doit changer, mais nous ne sommes simplement pas encore prêts à effectuer ce changement.
Et ce n’est pas forcément un problème.
La prise de conscience constitue déjà un mouvement.
Mon regard : Nous voulons souvent passer immédiatement de « j’ai compris » à « j’ai changé ». Pourtant, il peut y avoir tout un chemin entre les deux. Comprendre est une première étape ; intégrer cette compréhension dans sa vie peut demander beaucoup plus de temps.
2. L’expression et la libération émotionnelle
Après certaines prises de conscience, des émotions peuvent parfois prendre davantage de place.
Tristesse, colère, frustration, peur, soulagement… ce qui avait été mis de côté peut devenir plus présent.
Je préfère parler ici d’expression émotionnelle plutôt que d’affirmer systématiquement qu’une émotion « stockée dans le corps est en train de sortir ».
Parce que parfois, il s’agit simplement de s’autoriser enfin à ressentir ce qui était déjà là.
Mettre des mots sur une expérience, pleurer, parler à quelqu’un, écrire, prendre du recul ou accepter que quelque chose nous ait réellement blessé peut déjà changer notre rapport à ce que nous avons vécu.
Et cette phase peut être particulièrement importante lorsqu’on a passé beaucoup de temps à tenir, encaisser ou mettre ses propres émotions de côté.
C’est une notion que nous avons également abordée dans le travail autour du mal-être et de la dépression, où certaines personnes que j’accompagne décrivent justement cette impression d’avoir accumulé énormément de choses avant d’arriver à saturation.
3. La période de flottement
Après une prise de conscience ou une période émotionnellement intense, il peut arriver de traverser une phase plus étrange.
On sait que quelque chose a changé, mais on ne sait pas encore très bien ce qui va prendre sa place.
Certaines habitudes ne nous correspondent plus. Certaines relations évoluent. Des envies disparaissent tandis que d’autres commencent doucement à apparaître.
Cela peut créer une sensation de flottement, parfois accompagnée de fatigue, de doute ou d’un besoin plus important de solitude et de calme.
Et cette période peut être inconfortable parce que nous avons souvent envie de savoir immédiatement :
« Et maintenant, je fais quoi ? »
Pourtant, tout n’a pas forcément besoin d’être décidé immédiatement.
Parfois, il faut simplement laisser un peu de temps entre ce que l’on ne veut plus et ce que l’on souhaite construire ensuite.
Mon regard : Je pense que nous avons parfois peur du vide. Dès que quelque chose change, nous voulons immédiatement remplir l’espace laissé derrière. Pourtant, certaines périodes de flottement peuvent aussi être l’occasion de ralentir, d’écouter davantage ses besoins et de laisser émerger progressivement une nouvelle direction.
Ce besoin de revenir à soi rejoint d’ailleurs la vision globale que j’aborde dans mon article consacré à l’approche holistique, où l’on cherche justement à considérer la personne dans son ensemble plutôt qu’à isoler uniquement ce qui ne va pas.
4. L’intégration
Puis vient parfois une période plus calme.
Ce que nous avons compris commence progressivement à trouver une place différente dans notre quotidien.
Une limite que nous n’arrivions pas à poser devient plus naturelle. Une situation qui déclenchait auparavant une réaction très forte nous affecte différemment. Nous nous rendons compte que certaines choses auxquelles nous pensions constamment occupent désormais moins de place.
Ce changement n’est pas toujours spectaculaire.
Et c’est justement pour cela que nous pouvons parfois ne pas nous rendre compte immédiatement du chemin parcouru.
L’intégration peut se trouver dans des détails :
réagir différemment à une remarque, oser dire non, demander de l’aide, prendre davantage soin de soi, reconnaître plus rapidement une émotion ou simplement ne plus ressentir le besoin de contrôler certaines choses comme auparavant.
En psychologie également, apprendre à identifier une émotion, comprendre ce qui la déclenche et développer de nouvelles manières d’y répondre fait partie des processus utilisés pour améliorer la régulation émotionnelle.
Et puis, parfois…
Une ancienne difficulté revient.
C’est souvent à ce moment-là que nous avons l’impression que tout le travail effectué auparavant vient de disparaître.
Avoir l’impression de revenir en arrière ne signifie pas forcément régresser
C’est probablement le message le plus important de cet article.
Une période difficile n’efface pas automatiquement tout le chemin parcouru.
Imaginez une personne qui a appris progressivement à mieux respecter ses limites.
Pendant plusieurs mois, elle se sent beaucoup mieux. Elle arrive davantage à dire non, à écouter sa fatigue et à ne plus systématiquement faire passer les besoins des autres avant les siens.
Puis arrive une période particulièrement chargée.
Elle dort moins. Elle rencontre des difficultés au travail. Elle traverse peut-être également un problème personnel.
Et elle recommence temporairement à retrouver certains anciens automatismes.
La première réaction peut être :
«Je suis revenue exactement au même point.»
Mais est-ce vraiment le cas ?
Peut-être qu’auparavant, elle aurait mis six mois à réaliser qu’elle dépassait constamment ses limites.
Aujourd’hui, elle le remarque après deux semaines.
Peut-être qu’elle sait davantage ce dont elle a besoin pour retrouver son équilibre.
Peut-être aussi qu’elle ose demander de l’aide alors qu’elle ne l’aurait jamais fait auparavant.
Le comportement est peut-être revenu momentanément, mais les ressources dont elle dispose ne sont plus les mêmes.
Les parcours de rétablissement psychologique sont d’ailleurs souvent décrits comme des processus qui ne sont pas toujours simples ou continus : certaines personnes peuvent connaître des périodes où elles se sentent bien, puis d’autres où certaines difficultés réapparaissent.
A retenir ♥︎
Lorsque vous avez l’impression de revenir en arrière, essayez de ne pas regarder uniquement ce que vous ressentez aujourd’hui.
Regardez également la manière dont vous traversez cette période.
Qu’est-ce que vous comprenez aujourd’hui que vous ne compreniez pas auparavant ? Quelles limites êtes-vous capable de poser ? Quelles ressources avez-vous développées ?
C’est parfois là que l’on mesure réellement le chemin parcouru.
Ma lecture énergétique de ce cheminement
Dans ma pratique d’énergéticienne, j’observe également ces périodes avec une lecture énergétique.
Lorsque nous traversons beaucoup d’émotions, de stress, de fatigue ou de changements, je peux ressentir chez certaines personnes un équilibre énergétique différent de celui que je retrouve lorsqu’elles traversent une période plus stable.
Je peux par exemple être amenée à travailler autour de l’ancrage, de certains centres énergétiques ou de l’équilibre général de la personne, selon mes ressentis pendant la séance.
C’est notamment ce que j’explique plus précisément dans mon article consacré au rééquilibrage énergétique à Thonon.
Il m’arrive également qu’une personne revienne me voir plusieurs mois après une première période d’accompagnement parce qu’une émotion, une difficulté ou un ancien schéma a refait surface.
Je ne considère pas automatiquement cela comme un échec.
Dans ma manière de voir les choses, nous évoluons constamment. Ce que nous sommes capables d’aborder aujourd’hui n’est pas forcément ce que nous étions capables d’aborder il y a un an ou cinq ans.
Une même problématique peut donc parfois être vécue différemment selon la période de notre vie.
Je préfère néanmoins rester prudente avec l’idée selon laquelle « si quelque chose revient, c’est forcément parce qu’une couche énergétique plus profonde doit être libérée ».
Je ne peux pas l’affirmer.
Ce que je peux dire en revanche, c’est que j’observe régulièrement des évolutions progressives chez les personnes que j’accompagne, et que certaines choses peuvent demander plusieurs étapes avant que la personne ressente un changement durable.
Mon expérience ♥︎
Il arrive qu’un client me dise : « Je pensais que j’avais réglé ça, mais ça revient. »
Dans ces moments-là, je trouve intéressant de regarder aussi ce qui a changé depuis la dernière fois. L’émotion est peut-être similaire, mais est-elle aussi intense ? Dure-t-elle aussi longtemps ? La personne réagit-elle de la même manière ?
Le progrès n’est pas toujours dans la disparition complète d’une difficulté. Il peut aussi être dans notre nouvelle manière de la traverser.
Quelle place peuvent avoir les soins énergétiques ?
C’est précisément dans ces périodes de transition, de fatigue ou de surcharge émotionnelle que certaines personnes ressentent le besoin de recevoir un soin énergétique près de Thonon.
Dans ma pratique, le soin peut permettre de s’accorder un temps pour ralentir et revenir à soi, mais mon travail ne s’arrête pas simplement à créer un moment de détente.
Je travaille sur l’équilibre énergétique global de la personne, en fonction de mes ressentis et de ce qui se présente pendant la séance.
Selon la personne, je peux notamment travailler sur l’ancrage, certaines zones du corps ou certains centres énergétiques. Je peux également ressentir qu’une zone demande davantage d’attention ou qu’un travail plus global est nécessaire.
Certaines personnes me rapportent après leurs séances un apaisement, une sensation de légèreté, davantage de recul ou parfois des prises de conscience.
D’autres évolutions peuvent être plus progressives.
Et comme je l’explique dans mon article consacré à l’efficacité des soins énergétiques, les ressentis et les résultats restent très variables d’une personne à l’autre.
Je ne vois donc pas le soin comme une manière de forcer une étape ou d’accélérer absolument le cheminement.
Au contraire.
Pour moi, il s’agit plutôt d’accompagner la personne là où elle en est aujourd’hui, sans lui demander d’être déjà ailleurs.
Mon avis ♥︎
Parfois, nous voulons tellement aller mieux que nous transformons même notre guérison en objectif à atteindre. Nous voulons comprendre plus vite, libérer plus vite, avancer plus vite.
Mais certaines choses ont besoin de temps.
Un soin énergétique n’a pas pour objectif de vous faire atteindre plus rapidement une ligne d’arrivée. Il vient accompagner votre cheminement, à votre rythme et en fonction de ce dont vous avez besoin au moment où nous nous rencontrons.
Hypersensibilité : lorsque tout est ressenti plus intensément
Lorsque l’on est hypersensible, certaines périodes de transformation peuvent être vécues avec une intensité particulière.
Les émotions peuvent prendre davantage de place. Les changements, les conflits ou les périodes d’incertitude peuvent être plus difficiles à traverser. On peut également avoir besoin de davantage de temps pour retrouver son équilibre après une situation émotionnellement chargée.
Je connais particulièrement bien cette sensibilité puisqu’elle fait également partie de mon propre parcours et occupe aujourd’hui une place importante dans ma manière d’accompagner les personnes que je reçois.
Mais être hypersensible ne signifie pas forcément être plus fragile.
Cela peut simplement demander d’apprendre à mieux connaître son fonctionnement, à reconnaître plus rapidement ses limites et à accepter que l’on ne traverse pas nécessairement certaines expériences de la même manière que les autres.
Et surtout, il peut être important de ne pas comparer son cheminement.
Ce qu’une personne semble dépasser en quelques semaines peut demander plusieurs mois à une autre. Cela ne signifie pas que l’une avance « mieux » que l’autre.
Si cette question vous parle particulièrement, j’ai consacré un article complet à l’hypersensibilité et aux soins énergétiques, dans lequel j’aborde plus précisément cette sensibilité et la manière dont je l’intègre dans mes accompagnements.
Mon regard ♥︎
Pendant longtemps, j’ai moi-même pu percevoir l’hypersensibilité comme quelque chose de difficile à porter. Avec le temps, j’ai appris à mieux comprendre cette manière de ressentir le monde et à en faire une force, notamment dans ma pratique.
Pour moi, le chemin n’est donc pas toujours de chercher à ressentir moins, mais parfois d’apprendre à mieux vivre avec ce que l’on ressent.
Comment avancer sans chercher à aller mieux à tout prix ?
Il existe aujourd’hui énormément de contenus autour du développement personnel.
Il faudrait travailler sur soi, guérir ses blessures, lâcher prise, être aligné, apprendre à s’aimer, dépasser ses peurs, sortir de sa zone de confort…
Et parfois, cette recherche permanente d’amélioration peut devenir une nouvelle forme de pression.
On finit par analyser chacune de ses émotions.
Une journée difficile devient le signe que quelque chose ne va pas.
Une ancienne peur revient et nous pensons immédiatement que nous avons encore « du travail à faire ».
Mais nous ne sommes pas obligés de transformer chaque émotion inconfortable en problème à résoudre.
Parfois, nous sommes simplement tristes.
Parfois, nous sommes fatigués.
Parfois, nous avons besoin de quelques jours plus calmes.
Et parfois aussi, nous traversons une véritable difficulté qui nécessite du temps ou un accompagnement.
Tout ne doit pas forcément être compris, analysé et dépassé immédiatement.
Quelques repères peuvent cependant aider à traverser ces périodes avec davantage de douceur :
- Observer sans immédiatement se juger. Remplacer « Pourquoi est-ce que je suis encore comme ça ? » par « Qu’est-ce que je ressens actuellement ? » peut déjà changer notre regard.
- Respecter davantage son rythme. Nous n’avons pas tous les mêmes besoins ni la même manière d’intégrer ce que nous traversons.
- Regarder le chemin parcouru. Lorsque quelque chose revient, essayer d’observer aussi ce qui est différent aujourd’hui.
- Accepter de demander de l’aide. Parler à un proche, consulter un professionnel ou choisir un accompagnement complémentaire n’enlève rien à notre capacité à avancer par nous-mêmes.
- Ne pas faire de la guérison un objectif de perfection. Aller mieux ne signifie pas devenir une personne qui ne doute plus, ne souffre plus et ne traverse plus jamais de périodes difficiles.
Et lorsqu’un mal-être devient durable, très intense ou qu’il affecte profondément le quotidien, il est important de ne pas tout interpréter uniquement comme une « phase de guérison ». Certaines situations nécessitent un accompagnement professionnel adapté.
C’est notamment une distinction que j’aborde dans mon article consacré à la dépression et aux soins énergétiques, où j’explique la place que peut prendre l’énergétique aux côtés d’un accompagnement médical ou psychologique.
Questions fréquentes
Que signifie « la guérison n’est pas linéaire » ?
Cela signifie simplement que le chemin vers un mieux-être n’évolue pas forcément de manière constante.
Nous pouvons traverser une période pendant laquelle nous nous sentons beaucoup mieux, puis rencontrer à nouveau une difficulté ou ressentir une ancienne émotion.
Cela ne signifie pas automatiquement que nous sommes revenus au point de départ.
Pourquoi ai-je l’impression de régresser ?
Parce que nous avons souvent tendance à mesurer nos progrès uniquement à travers ce que nous ressentons sur le moment.
Si une peur ou une émotion revient, nous pouvons immédiatement penser que nous avons perdu tout ce que nous avions acquis.
Essayez également d’observer votre manière de traverser cette difficulté aujourd’hui. Peut-être reconnaissez-vous plus rapidement ce qui se passe, posez-vous davantage vos limites ou disposez-vous simplement de ressources que vous n’aviez pas auparavant.
Pourquoi certaines blessures émotionnelles reviennent-elles ?
De nombreuses situations peuvent réveiller une émotion ou une sensibilité ancienne : une rupture, un conflit, une période de stress, un changement de vie ou simplement une expérience qui fait écho à quelque chose que nous avons déjà vécu.
Cela ne signifie pas forcément qu’une blessure « n’a pas été guérie ».
Si cette notion vous intéresse, vous pouvez également découvrir mon article consacré aux 5 blessures de l’âme, que j’aborde avant tout comme un outil d’introspection.
Existe-t-il des étapes précises de guérison ?
Pas universellement.
La prise de conscience, l’expression émotionnelle, les périodes de flottement ou l’intégration peuvent faire partie d’un cheminement personnel, mais tout le monde ne traverse pas ces phases dans le même ordre ni de la même manière.
Notre parcours reste profondément individuel.
Un soin énergétique peut-il accompagner un cheminement personnel ?
Dans ma pratique, oui, c’est notamment dans cette démarche que j’utilise les soins énergétiques.
Je travaille sur l’équilibre énergétique global de la personne, en fonction de mes ressentis et de ce qui se présente au cours de la séance. Certaines personnes me rapportent ensuite davantage d’apaisement, de recul ou une sensation d’avoir retrouvé un meilleur équilibre.
Ces ressentis restent cependant variables d’une personne à l’autre. Sur ton site, tu présentes d’ailleurs tes soins comme une démarche de bien-être et d’accompagnement, complémentaire d’un suivi médical lorsque celui-ci est nécessaire.
Combien de séances sont nécessaires ?
Il n’existe pas de nombre identique pour tout le monde.
Cela dépend de la personne, de ce qu’elle traverse, de l’ancienneté de la problématique et de la manière dont elle réagit aux séances.
Je préfère donc voir l’accompagnement comme un travail progressif, lorsque plusieurs rendez-vous sont nécessaires, plutôt que de promettre qu’une difficulté sera réglée en un nombre précis de séances.
Conclusion
La guérison n’est pas toujours linéaire.
Certaines périodes donnent l’impression d’avancer énormément. D’autres semblent beaucoup plus lentes.
Parfois, une émotion que l’on pensait avoir dépassée revient. Une situation réveille une ancienne peur. Nous retrouvons momentanément un comportement que nous pensions avoir laissé derrière nous.
Mais cela n’efface pas nécessairement tout le chemin parcouru.
Parce qu’entre-temps, nous avons changé.
Nous avons peut-être appris à mieux nous connaître, à reconnaître certaines émotions plus rapidement, à poser davantage nos limites ou simplement à traverser différemment ce qui nous aurait autrefois complètement déstabilisés.
Pour moi, avancer ne signifie donc pas devenir une personne à qui plus rien n’arrive.
C’est apprendre progressivement à mieux se connaître, s’écouter et respecter son propre rythme, tout en acceptant que certaines périodes soient plus faciles que d’autres.
Et surtout, il n’existe pas de délai idéal pour aller mieux.
La guérison n’est pas une performance.
Il n’y a pas de rythme à respecter, pas de ligne droite à suivre et pas de ligne d’arrivée identique pour tout le monde.
Une émotion peut revenir sans effacer tout ce que vous avez déjà traversé.
Peut-être que l’on ne revient simplement jamais exactement au même endroit, parce qu’entre-temps, nous avons changé. 🌿
Besoin de vous accorder un temps pour vous ?
Si vous traversez une période de changement, de surcharge émotionnelle ou si vous ressentez simplement le besoin de vous recentrer et de retrouver davantage d’équilibre, je peux vous accompagner à travers un soin énergétique personnalisé.
Je vous accueille dans mon cabinet à Perrignier, près de Thonon-les-Bains, ou je peux également réaliser votre soin à distance. Ton site propose bien actuellement ces deux modalités pour les adultes.
Chaque séance est différente et s’adapte à ce que vous traversez, à vos besoins et à mes ressentis au moment du soin.
Vous souhaitez aller plus loin ?
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